A 55 ans en moyenne, elles sont parvenues à intégrer un cercle très masculin. Si certaines attribuent leur présence dans les conseils d’administration à la seule force de la loi Copé-Zimmermann, ces femmes se réjouissent néanmoins de pouvoir, enfin, participer activement aux stratégies de développement et de gouvernance des grandes entreprises françaises. A l’occasion de la Journée de la Femme, 4 administratrices ont accepté de raconter leurs parcours.
Témoignages.
Elles regrettent toutes d’avoir du attendre l’instauration de quotas pour que la mixité apparaisse dans les conseils d’administration. Mais, après tout, qu’importe ! Le résultat est à la hauteur de leurs attentes. Avec ou sans formation dédiée, dotées d’une solide expérience professionnelle et passionnées par les enjeux de gouvernance, elles ont toutes réussi à se faire une place au milieu des hommes. Et s’accordent toutes sur un point : la diversité est un point essentiel de l’efficacité d’un conseil d’administration.
Dominique Druon, sans complexe
« Je n’ai aucun complexe à être dans un conseil d’administration grâce à un quota. Je connais beaucoup d’hommes qui y sont grâce à leurs clubs de golf ». Voilà comment Dominique Druon, administratrice au Fonds Stratégique d’Investissement (FSI), vit sa présence parmi ses collègues administrateurs. Pour elle, la loi Copé-Zimmerman représente avant tout une brèche pour toutes les femmes compétentes qui veulent intégrer des conseils d’administration, « sous réserve de se faire connaître et reconnaître », prévient-elle. Comment ? En allant à la rencontre des PDG et en leur apportant de la performance et de la diversité. Cette nécessité, Dominique Druon l’a comprise lorsque, arrivée à la direction générale du Groupe Altran, son évolution s’est soudain figée : « Même si on ne m’a jamais dit ”non” en face, j’ai bien senti que, en tant que femme, j’étais déjà bien haut dans la hiérarchie. J’ai donc décidé d’agir en allant sur le terrain des hommes, c’est-à-dire les cercles de dirigeants, parce que je sentais que c’était le moment et que les hommes comme les femmes étaient prêts à davantage d’échanges. A condition de les solliciter », raconte-t-elle. Déterminée à intégrer un conseil d’administration, Dominique Druon opte au préalable pour une formation certifiante à l’ESSEC afin d’acquérir la légitimité d’intégrer un tel club. En octobre 2011, cette femme d’action obtient son premier mandat par l’intermédiaire du Président de FSI, qui n’est d’autre qu’un ancien client. Sa recette d’intégration : écoute, respect et mise en place d’une relation de confiance avec le Président…”
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