Un virage vert pour votre Conseil d’administration !

« Se mettre au vert » et appliquer une démarche environnementale est aujourd’hui incontournable pour les entreprises. Les marchés désormais de plus en plus conscients des enjeux environnementaux, attendent des actions concrètes de la part des sociétés pour préserver la planète.

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L’écologie est l’un des trois piliers de la Responsabilité Sociale et Environnementale qui se trouve au cœur des actualités des affaires et de la gouvernance. Le volet écologique est sans doute celui qui a fait le plus de bruit dans les médias et dans les consciences collectives notamment par les opérations d’envergure menées par les associations de protection de l’environnement.

Cela a permis à de nombreuses entreprises de prendre conscience de leur impact sur l’environnement et à mettre en place des actions pour mettre au vert leurs activités.

Ces actions sont présentes à tous les niveaux de l’entreprise : conception, production, commercialisation… Elles concernent aussi toutes les parties prenantes : leurs déplacements et gestes du quotidien. Avec ce mouvement « vert », les Conseils d’administration doivent aussi modifier leurs activités et habitudes pour répandre des pratiques exemplaires et respectueuses de l’environnement. Ces pratiques permettent notamment de renforcer la confiance des tiers auprès du Conseil d’administration, d’offrir une meilleure transparence et d’accroître une bonne image de la société.

Comment amorcer ce virage vert au sein du Conseil d’administration ?

Grâce à ces quelques conseils et des gestes simples, vous pourrez réduire l’empreinte carbone et participer à un conseil éco-responsable

1- Réduire les impressions papier

La consommation de papier connaît une croissance sans interruption, pourtant avec des gestes simples et des outils efficaces, cette consommation pourrait être réduite. Grâce à un conseil sans papier et aux outils de collaboration en ligne, les administrateurs peuvent avoir accès aux documents nécessaires pour la préparation et le déroulement des réunions. Avec un centre de documentation intégré à la plateforme, les documents peuvent être annotés, échangés et sont disponibles à tout moment permettant ainsi de réduire voir d’éliminer les impressions. Cela engendre une réduction significative de la quantité de papier utilisée et des coûts liés.

De plus, stocker les documents en ligne permet aux administrateurs de revoir l’information à tout moment grâce à un système d’archivage et de recherche performant et ainsi remplir leur devoir de diligence avec efficience. En accédant aux documents sur iPad, les utilisateurs ont la possibilité d’écrire sur le document et surligner les informations pertinentes.

Incitez également les membres du conseil à imprimer seulement les documents qu’ils considèrent comme essentiels, d’utiliser la fonction recto-verso ou de pages multiples si possible, utiliser du papier recyclé mais aussi imprimer en noir et blanc pour réduire la consommation d’encre.

2- Maîtriser la consommation d’énergie

Une grande partie de l’électricité produite a pour conséquence la création de polluants dans l’atmosphère contribuant au réchauffement de la planète.

Éteindre et non laisser en veille les appareils électriques quand ils ne sont pas utilisés tel que l’ordinateur mais également son écran, les imprimantes, les lumières… permet de réduire de manière importante la consommation d’énergie et sa facture ! Favorisez également le déroulement de vos réunions en journée pour profiter de la lumière naturelle, source de confort et d’une meilleure productivité tout en préservant la planète.

3- Passer à l’éco-mobilité

Les déplacements et le transport ont de nombreux effets sur l’environnement notamment en termes d’émissions de polluants.

Pour réduire ces impacts, lors de l’organisation des réunions, privilégiez un lieu de proximité et accessible pour limiter les déplacements. Si vous empruntez le réseau routier adoptez une « éco-conduite » : respect des limitations de vitesse, éviter si possible la climatisation, enlever les charges inutiles dans la voiture et privilégier une voiture dite respectueuse de l’environnement…

Favorisez également les déplacements en groupe via l’incitation au covoiturage et/ou les transports en commun.

4- Communiquer efficacement en ligne

Un conseil sans papier vous permet de renforcer la collaboration et la communication entre les administrateurs grâce à une facilité d’utilisation et des outils variés.

Les membres peuvent ainsi communiquer via des courriels internes et hautement sécurisés, annoter des documents et partager les notes, échanger également des avis et  réaliser des débats en ligne. Ces outils permettent d’optimiser les réunions par des discussions et votes en amont, de réduire ainsi les déplacements et le nombre de rencontres en « face à face. »

5- Organiser des réunions « éco-responsables »

Pour avoir une démarche écologique dans le cadre d’une réunion, nous avons vu précédemment de choisir un lieu de proximité pour limiter les déplacements et faire parvenir tous les documents utiles via une plateforme sécurisée permettant un accès à tout moment pour éviter les impressions inutiles.

Lors de la réunion, adoptez le réflexe des « 3 R » : réduire, réutiliser et recycler. Cela s’applique par le choix d’une vaisselle réutilisable et/ou recyclable pour les repas et les boissons lors de la réunion. Assurez-vous de connaitre le nombre exact de membres présents pour prévoir le nombre de repas en conséquence et éviter ainsi le gaspillage. Mettez en évidence des bacs de recyclage pour favoriser le tri des déchets.

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Pour une démarche écologique efficace, tous les membres doivent participer. La mise en place d’un conseil-sans-papier peut être le premier pas vers un niveau supérieur de responsabilité environnementale et d’implication collective.

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Une gouvernance axée sur la durabilité

Le concept de gouvernance d’entreprise est né après le crash économique de 1929, cependant, la gouvernance d’entreprise que nous connaissons aujourd’hui n’est apparue qu’à partir des années 1990. En général, la gouvernance concerne la prise de décision, le conseil d’administration et l’organisation des entreprises ainsi que leur communication avec les parties prenantes et le reste du monde. Aujourd’hui, cette gouvernance traditionnelle a changé et les champs d’action cités ci-dessus ne suffissent plus.

RSE

Désormais, la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) est une question primordiale de gouvernance pour les conseils d’administration.“La responsabilité sociale des entreprises est dorénavant inscrite à l’ordre du jour de tout chef d’entreprise digne de ce nom, pas toujours en première ligne, mais elle s’y trouve”.
Steve Hilton and Giles Gibbons, Good Business.

Pourquoi intégrer une politique RSE?

La RSE permet une meilleure collaboration avec les parties prenantes dont les investisseurs et les consommateurs qui souhaitent voir une telle politique transparente et responsable émaner des conseils d’administration et de direction des entreprises. La RSE se traduit par une démarche volontaire et formalisée qui intègre des préoccupations sociales, environnementales et économiques à l’éthique, aux prises de décisions, aux stratégies et donc permet d’instaurer des pratiques exemplaires, de créer de la richesse et d’améliorer la société.

Une étude sur les enjeux 2013 de la RSE et du développement durable en France menée entre février et mars a pu faire ressortir les nouvelles tendances de ces pratiques. Cette étude a réuni l’avis de plus de 200 professionnels chargés de la RSE. Pour 58% d’entre eux, la fonction RSE est rattachée à la Présidence-Direction générale et 34% des professionnels déclarent que la motivation principale d’une politique RSE est d’améliorer la performance de l’entreprise.

Les résultats clés de l’enquête sur les enjeux principaux de 2013

1- Stratégie et gouvernance : les chantiers prioritaires en 2013 :
strat-gouv

2- Réglementation : 67% de professionnels désignent comme prioritaire l’amélioration des indicateurs de la RSE.

3- Rentabilité : si l’objectif de la RSE est de s’insérer de manière durable dans le tissu économique (pour 51% des professionnels), il apparaît que cette vision s’articule avec la volonté d’utiliser la RSE comme levier de performance (41%). Aussi, mesurer le retour sur investissement des actions menées est essentiel pour 26% des professionnels.

4- Communication : 72% des professionnels souhaitent développer la communication externe.

5- Ressources Humaines : améliorer la qualité de vie au travail est l’enjeu 2013 pour 50% des répondants.

6- Environnement : la réduction et la gestion des déchets (pour 54%) et la réduction des gaz à effet de serres (pour 52%) sont prioritaires.

7- Sociétal : augmenter les actions sociétales est le premier enjeu 2013 pour 58% des professionnels.

8- Audit et qualité : 74% des professionnels de la RSE vont privilégier les contrôles qualité.

rse> Les résultats de l’enquête

Facebook : une gouvernance controversée

Facebook : une gouvernance controversée
Photo : Agence France-Presse Justin Sullivan

 

A l’heure où l’introduction en bourse de Facebook approche, de nombreuses questions se posent et un certain nombre de griefs ont été fait à l’encontre de la gouvernance de Facebook.

La directrice de la gouvernance de la California State Teachers’ Retirement System (CalSTRS), s’est adressée directement à Mark Zuckerberg, déplorant l’absence de femme au CA de Facebook. La CalSTRS a également révélée  ses inquiétudes quant au nombre d’administrateurs siégeant au CA de Facebook, trop peu nombreux étant donné la taille de l’organisation.

D’autres s’inquiètent également du fait que Mark Zuckerberg devienne à la fois CEO et président du conseil d’administration. Cette double casquette inquiète, en effet la direction de Facebook sera totalement centralisée. De plus il se réserve le droit de nommer son successeur le moment venu. Le fondateur et dirigeant de Facebook détient aujourd’hui 28% des actions de Facebook, représentant pas moins de 57% des votes.

On peut penser que ce sont des situations qui sont loin de nous, qui ne nous concernent pas vraiment, qu’il ny a pas lieu de s’inquiéter… mais ce n’est pas le cas. Des modèles à la Facebook s’appellent aussi Newscorp, Olympus et un peu plus loin Enron, Worldcom, Nortel, Vivendi-Universal. Et ces “modèles” affectent pas mal de monde, parlez-en au millions d’employés et au millions de retraités qui ont vu leurs pension fondre ou disparaître…