Pourquoi les chefs d’entreprise ont des conseils consultatifs ?

Pourquoi un conseil consultatif dans une entreprise,  dans quelles circonstances choisi-t-on de former un conseil consultatif ? Son mode de   fonctionnement est-il toujours identique ? Et enfin, comment est constitué ce type de conseil ? Toutes sortes de bonnes questions que l’on me pose dans Gouvernance au quotidien…

Le conseil consultatif ?

Premièrement, la constitution des conseils consultatifs ne sont pas obligatoire, cependant il offre une certaine plus value aux petites entreprises n’ayant parfois pas les ressources suffisantes pour engager des conseillers et personnels expérimentés. De plus, ces membres peuvent être extérieurs à l’organisation, ce qui le différencie d’un comité de direction.  
Vous l’aurez compris, ce conseil est destiné à orienté les chefs d’entreprises dans leurs mission en leurs donnant des conseils avisées. Le plus souvent ces conseillers sont des experts ou bénéficient d’un savoir plus aiguisé sur les principales questions opérationnelles de l’organisation.

D’avantage efficace pour les PME ou entreprises en plein essor, cela est du à son faible coût de constitution. En effet, le plus souvent ces membres sont des connaissances, collègues ou d’anciennes relations d’affaires de l’entrepreneur.

« Il n’est jamais trop tôt pour se doter d’un conseil consultatif. Lorsque j’ai mis sur pied ma première entreprise, je n’ai jamais eu de conseillers et quelques conseils externes auraient pu m’être bien utiles. »
– Michael Kehoe, PDG, Innova LifeSciences Corporation

« L’une de mes forces est la « vision ».
J’ai également un penchant pour le risque. Cette entreprise aurait fait faillite si j’avais été seul. L’expérience de tous mes conseillers a tempéré les risques et a permis de remettre les pendules à l’heure. »
– Jeff Cullen, président, Rodair International Ltd.

 

 

 

Les efforts déployés en temps et en organisation valent-ils le coup ?


D’après cette étude, il est clair que leurs constitutions peut rapporte de grand bénéfices à l’entreprises. Les chefs d’entreprises notamment dans les sociétés en plein développement, peuvent être dépassés par  le rythme et la complexité des questions se dessinant devant eux. Dans cette optique, le conseil peut fournir des conseils impartiaux et judicieux aux entrepreneurs parfois en difficulté.

 

Sur une échelle de 1 à 10, dix étant le résultat le plus élevé, les chefs d’entreprise ayant des conseils consultatifs ont affiché un taux de satisfaction moyen de 8,1 à l’égard de leur rendement.

Dans l’enquête du ministère, il est indiqué que pour la plupart des chefs d’entreprises, l’apport le plus bénéfique pour eux d’un conseil consultatif est l’enrichissement personnel. Il en ressort essentiellement que les conseils consultatifs peuvent ajouter une valeur importante à l’entreprise et à l’expérience du dirigeant. Bien sûr, la première étape vers la réussite consiste à mettre clairement l’accent sur ce que vous attendez du conseil consultatif.

 

« L’entrepreneur indépendant a sans aucun doute besoin d’un point de vue externe. Un conseil consultatif fournit ce point de vue et peut vous donner un conseil « dur à prendre », c’est-à-dire celui dont vous avez vraiment besoin, mais que vous évitiez peut-être de demander. » 
– Craig J. Christie, p. ing., PDG, Electro Canada Limited

 

 

« J’ai 58 ans et je veux me retirer des affaires d’ici cinq à septans. Je dois donc commencer à planifier mon départ. Un conseil consultatif aidera mon entreprise à passer à un niveau supérieur. »

– Jim McCabe, président, McCabe Promotional Advertising Inc

 

 

 

 

Le principal facteur déterminant de la réussite ou de l’échec d’un conseil est l’aptitude à diriger et le rendement du président, que ce soit le chef d’entreprise ou l’un des conseillers. Ce président doit s’assurer que tous les autres morceaux du casse-tête sont en place. Il doit notamment :

• exprimer clairement le mandat et l’objet du conseil;

• recruter des conseillers hautement qualifiés, en fonction de critères bien définis pour chaque conseiller de même que pour l’ensemble du conseil;

• établir et communiquer clairement les rôles et les attentes relatifs à chaque conseiller;

• s’assurer que les documents des réunions sont préparés et envoyés bien avant la réunion;

• donner le ton aux discussions;

• tenir des réunions efficaces;

• prendre des mesures correctives au besoin;

renouveler la composition du conseil au fur et à mesure que l’entreprise évolue.

 

Ainsi, le renouvellement de ses membres permet d’assurer la bonne continuité du conseil  au fur et à mesure que l’entreprise se développe, un bon renouvellement passe le plus souvent par ces étapes :

• Échelonner les mandats des conseillers de sorte que le conseil soit régulièrement « rafraîchi », au fur et à mesure que les circonstances évoluent.

• Établir dès le départ des attentes claires avec vos conseillers, en les informant qu’ils seront probablement là pour une période déterminée.

• Examiner de façon informelle et régulière le rendement des conseillers.

• Demander continuellement aux conseillers s’ils croient qu’il serait temps d’apporter des changements (les bons conseillers sauront que le moment est venu de quitter le conseil).

Il faut veiller à ce que les conseillers offrent des connaissances, des compétences et un engagement de calibre supérieur. Le chef de direction et le conseil consultatif devraient être perçus comme un tandem.
– Barry Wood, président, C F N Precision Machining Inc.

 

 

Pour référence, voir un document très complet du Ministère de l’Entreprise, des Débouchés et de l’Innovation en Ontario expliquant les rôles et raisons d’être des conseils consultatifs: Ontario Canada

Attention DANGER – Le PATRIOT Act…

Parcourant le web à la recherche d’informations supplémentaires sur le Patriot Act, (cette fameuse loi qui fait tant parler la communauté web) je suis tombé sur le blog de Cloud Magazine qui analyse les effets de ce document.

Pour rappel, la législation résultant de la mise en œuvre de l’USA Patriot Act (Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to intercept and Obstruct Terrorism Act) du 26 octobre 2001 prolongée jusqu’en juin 2015, impose aux entreprises américaines certaines obligations permettant aux services de sécurité américains d’accéder aux données. Il n’est plus nécessaire d’obtenir une autorisation judiciaire pour mettre en place une surveillance électronique.

Dans ce cas, il est impératif de s’interroger sur l’impact de cette loi au Canada et ailleurs dans le monde. La confidentialité et la protection des données stratégiques des entreprises sont menacées.

Le Conseil du trésor du Canada a posté cet avis: “ Lorsqu’un fournisseur est choisi pour administrer des renseignements personnels et qu’une partie de son exploitation, y compris les sous-traitants, est à l’extérieur du Canada, les lois de l’autre pays (ou des autres pays) peuvent s’appliquer aux renseignements conservés ou accessibles électroniquement dans le pays étranger. Si on engage une société des États-Unis ou ayant des liens avec les États-Unis, le USA PATRIOT Act pourrait s’appliquer. 

Cette information est publiée sur le site du Conseil du trésor du Canada: http://bit.ly/KIRHjg

La protection des données est plus particulièrement pertinente pour les CONSEILS D’ADMINISTRATION qui utilisent aujourd’hui un conseil sans papier, avec l’aide d’un outil internet appelé aux USA : Board Portal. Les “Board Portals” de compagnies américaines comme Diligent Boardbooks, Directors Desk et Boardvantage sont concernés par cette loi. Ce sont donc les données des CA Canadiens qui sont à risque.

Le bras long…
Même si une société américaine possède des serveurs à l’étranger, le Patriot Act s’appliquera de la même manière,ainsi considérée comme une extension de l’entreprise. Cette dimension du Patriot Act est peu connue, mais elle a soulevé de nombreuses questions en Europe (lire ”L’aveu de Microsoft”).

Un hébergeur américain en s’installant en Europe n’est plus soumis au Patriot Act ?
La réponse est non…

Sur le site web du Cloud magazine, on nous explique que le Patriot Act concerne également les données stockées en Europe par les entreprises Américaines.

Le site Silicon.fr et ses experts sont encore plus précis dans l’analyse :
« Il impose aux entreprises de droit américain, ainsi qu’à leurs filiales dans le monde, et aux serveurs hébergés sur le territoire des États-Unis quelle que soit la nationalité des entreprises qui les exploitent, ainsi qu’aux données hébergées en Europe par des sociétés de droit américain, des obligations permettant aux services de sécurité américains d’accéder à des données à caractère personnel »

Autrement dit, toutes informations traitées par une entreprise américaine sur des serveurs en Europe peuvent être consultées par le gouvernement US invoquant le Patriot Act.

Ce qui va en contradiction avec les règlements et circulaires de la Commission Européenne. Google et Microsoft ont d’ailleurs avoué être dans cet état de fait.
Par ailleurs, les membres du parlement Européen demandent des éclaircissements et examinent à l’heure actuelle, quelle attitude comptent adopter les législateurs dans le conflit qui oppose la directive européenne sur la protection des données (Directive 95/46/EC) au Patriot Act américain.
cio-online.com

Heureusement, pour les entreprises Canadiennes, la réglementation est toute autre. Toutes données sauvegardées par une entreprise Canadienne comme Leading Boards, est assurée qu’aucun accès à ses serveurs  ne sera autorisé sans un jugement.

“Le Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie (RCPEM) et Réseau C.A. ont conclu une entente qui apporte une première clé quant à la volonté commune de développer des réflexes écologiques”

Saint-Hubert, le 27 avril 2011 – Soucieux de réduire sa consommation de papier et d’adopter des attitudes plus respectueuses de l’environnement, le Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie (RCPEM) et le Réseau C.A. ont conclu une entente qui apporte une première clé quant à la volonté commune de développer des réflexes écologiques. La plate-forme internet proposée par Réseau C.A. représente pour les CPE de la Montérégie et leur Regroupement une solution plus que positive en ce sens.
Ainsi, cherchant à améliorer ses communications et à développer toujours plus l’efficacité de ses services de soutien aux gestionnaires et aux administrateurs, le RCPEM peut ainsi, par cette entente, bénéficier d’un outil performant qui répond aux besoins des CPE.

L’immense diversité de ces CPE est une grande richesse, mais elle oblige leur Regroupement à user d’imagination pour trouver des outils toujours plus adéquats. La directrice du RCPEM, madame Claudette Pitre-Robin, précise que « la plate-formeRéseau C.A se présente à notre réseau de CPE comme un moyen de communication qui facilite la participation de tous à la vie associative et qui valorise l’implication de nos membres par un accès plus direct aux autres CPE. Il est essentiel d’offrir de tels outils surtout quand on sait que les directions générales sont souvent isolées, autant par la nature de leur tâche qu’à cause de la vaste superficie de notre région! »
Réseau C.A. permet également de transférer l’acquisition de connaissances et de soutenir le développement de pratiques innovantes par l’échange privilégié et de partage d’expertise pour les directrices générales des CPE. Ainsi, le président de Réseau C.A., monsieur Jean-Marc Félio, précise : « Comme entrepreneur social, je me suis donné comme mission de soutenir les entreprises et les organismes de la société civile en leur offrant les outils performants qui améliorent l’efficacité et la gouvernance de leurs CA et les aident à maintenir leurs services essentiels. Réseau C.A. pave la voie pour une Saine Gouvernance! ».
Dès le mois de mai 2011, le conseil d’administration du RCPEM et celui de trois CPE pilotes et les directions générales des CPE membres fonctionneront sur la plate-forme Réseau C.A. pour l’ensemble de leurs activités administratives. Puis, dès septembre, le réseautage poursuivra son déploiement avec les conseils d’administration des 125 CPE membres qui le souhaiteront. Une belle victoire pour l’environnement, et un grand pas pour le soutien des administrateurs de CPE.

Source : Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie et Réseau C.A.
Informations :

Nathalie Sapina, relations publiques RCPEM 514-887-9252
Jean-Marc Félio, président Réseau C.A. 514-664 5377

http://www.leadingboards.com