Création d’un comité

Avant d’établir un comité, un conseil devrait réfléchir aux points suivants :

Les comités varient selon le modèle du conseil
Le modèle du conseil a un effet sur la structure du comité. Il détermine si le but du comité est simplement de soutenir le travail du conseil ou s’il lui incombe de soutenir la prestation du service auquel le comité s’intéresse.

Le conseil doit définir le mandat du comité
Le conseil détermine les comités dont il a besoin pour accomplir le travail nécessaire et approuve le mandat de chacun. Le mandat comprend l’information suivante : un énoncé qui décrit clairement l’objet du comité; un calendrier de travail; la composition du comité (c’est-à-dire les types de personnes recherchées, par exemple : un infirmier, un représentant syndical, un retraité, un avocat); de qui relève le comité; les responsabilités principales.

Sélection du président du comité
Le président du conseil peut inviter quelqu’un à devenir président d’un comité ou les membres du comité peuvent choisir leur président. Le choix du président du comité est un facteur déterminant de l’efficacité du comité. C’est le président qui donne le ton, imprime le rythme du travail et établit les stratégies. Il doit bien connaître les objectifs de l’organisation ainsi que le rôle de son comité dans l’atteinte des objectifs. C’est lui qui délègue et coordonne le travail et qui établit un climat qui favorise la réflexion et la discussion.

Sélection des membres du comité
Les membres du comité peuvent être nommés soit par le conseil, soit par le président du comité. Il est essentiel que les membres connaissent bien les objectifs du comité et les compétences de chaque membre qui permettront d’atteindre ces objectifs. Il est intéressant de savoir que beaucoup de conseils considèrent qu’un comité constitue pour un membre un bon milieu où apprendre à connaître une organisation avant une nomination éventuelle au conseil. Un comité est donc un bon endroit où les futurs membres du conseil peuvent faire leurs classes et constitue pour un conseil un véhicule de sélection qui lui permet de planifier sa relève.

Soutien du personnel
Les présidents, afin de pouvoir travailler efficacement, ont généralement besoin du soutien des membres du personnel. Ceux-ci doivent donc travailler de près avec le président et participer à la préparation des ordres du jour, lui fournir toute l’information requise pour qu’il travaille avec efficacité et, au besoin, lui donner des conseils et des recommandations.

Production de rapports
Le conseil reçoit des rapports des comités et leur donne suite. Il peut s’agir de rapports périodiques, destinés à faire part au conseil de l’évolution des travaux, ou d’un rapport définitif que le comité produit lorsqu’il a accompli ses tâches. Le rapport comprend des conclusions et des recommandations.

Évaluations périodiques
Les évaluations périodiques font en sorte que le mandat soit respecté, mais aussi révisé au besoin. Elles permettent au conseil d’assurer la bonne direction des affaires ainsi que le renouvellement des membres. Elles doivent avoir lieu périodiquement.

Publié avec la permission de CC – UWC

 

Comment rédiger un procès verbal

Procès-verbal

Compte tenu des responsabilités juridiques du conseil, il importe que ses décisions soient officiellement consignées. Dans certains cas, ces décisions figurent dans les procès-verbaux comme ayant fait l’objet d’un accord, sans proposition, appui et vote en bonne et due forme. Dans d’autres cas, toutefois, lorsqu’il s’agit de questions financières et juridiques, mieux vaut avoir recours à une motion officielle. Dans tous les cas, la décision doit être clairement consignée dans le procès-verbal et sa formulation doit être approuvée par le conseil. Certains conseils inscrivent dans les procès-verbaux les décisions ainsi que la teneur de la discussion. Un tel procédé peut être utile non seulement pour les personnes qui ont manqué la réunion, mais aussi pour les futurs membres du conseil qui souhaiteront comprendre les raisons qui ont sous-tendu les décisions. Malgré son utilité cependant, il peut se révéler lourd et ne doit pas être vu comme le seul moyen de véhiculer l’information.

Afin de fournir un rapport précis et utile, la personne responsable de la rédaction du procès-verbal doit prendre soin de :

- Noter les décisions prises au cours de la séance et indiquer la méthode utilisée (accord, vote officiel au moyen d’une motion qui a été proposée, appuyée et approuvée, etc.)
- Noter quelles personnes sont responsables de chaque mesure de suivi
- Rédiger un résumé faisant ressortir les sujets abordés au cours de la réunion

Il existe diverses façons pour le conseil de déléguer la responsabilité de la rédaction du procès-verbal, à savoir :

- Le conseil désigne un membre du personnel (par exemple, un adjoint administratif) pour préparer un projet de procès-verbal qui sera vérifié par le secrétaire du conseil
- Le conseil confie cette rédaction au secrétaire du conseil
- La responsabilité de la rédaction est confiée aux membres du conseil par rotation

Voici quelques documents utiles à la rédaction d’un procès verbal : 

Modèle de présentation d’un procès verbal : Exemple de procès verbal

Prise de notes pour un procès verbal : Procès verbal – prise de note

Publié avec la permission de CC – UWC

Facebook : une gouvernance controversée

Facebook : une gouvernance controversée
Photo : Agence France-Presse Justin Sullivan

 

A l’heure où l’introduction en bourse de Facebook approche, de nombreuses questions se posent et un certain nombre de griefs ont été fait à l’encontre de la gouvernance de Facebook.

La directrice de la gouvernance de la California State Teachers’ Retirement System (CalSTRS), s’est adressée directement à Mark Zuckerberg, déplorant l’absence de femme au CA de Facebook. La CalSTRS a également révélée  ses inquiétudes quant au nombre d’administrateurs siégeant au CA de Facebook, trop peu nombreux étant donné la taille de l’organisation.

D’autres s’inquiètent également du fait que Mark Zuckerberg devienne à la fois CEO et président du conseil d’administration. Cette double casquette inquiète, en effet la direction de Facebook sera totalement centralisée. De plus il se réserve le droit de nommer son successeur le moment venu. Le fondateur et dirigeant de Facebook détient aujourd’hui 28% des actions de Facebook, représentant pas moins de 57% des votes.

On peut penser que ce sont des situations qui sont loin de nous, qui ne nous concernent pas vraiment, qu’il ny a pas lieu de s’inquiéter… mais ce n’est pas le cas. Des modèles à la Facebook s’appellent aussi Newscorp, Olympus et un peu plus loin Enron, Worldcom, Nortel, Vivendi-Universal. Et ces “modèles” affectent pas mal de monde, parlez-en au millions d’employés et au millions de retraités qui ont vu leurs pension fondre ou disparaître…

Votre conseil à la pointe de la technologie ?

La présence de technologies dans les salles de conseils est un phénomène de plus en plus répandu dans les moyennes et grandes organisations. D’après une étude effectuée par Deloitte auprès des administrateurs de grandes compagnies cotées, la prise de conscience de l’importance  des technologies et des bénéfices potentiels que le conseil peut en retirer n’est plus à faire. En effet 79% d’entre eux confirment une utilisation croissante de la technologie.

Le conseil d’administration 2.0…
Indicateur récent mais pas des moins importants, 19% des grandes sociétés cotées ont fournit à leurs administrateurs des iPad et autres appareils avec un application pour accéder au conseil. D’ailleurs 66% des sociétés interrogées ont révélé posséder ou vouloir posséder un portail pour la gestion de leurs conseils. Cela met en avant le désir des administrateurs d’être de plus en plus connectés à leur conseil et mieux informés. Ces différents outils permettent en effet d’effectuer plus facilement son devoir de diligence (diligent). Un exemple flagrant de cette tendance est d’ailleurs l’utilisation de l’iPad pour la consultation d’archives du CA et l’annotation des documents inclus dans l’ordre du jour. Ces outils permettent de travailler partout et surtout de le faire efficacement. Que se soit en taxi, en avion, dans le métro ou même le soir comfortablement installé dans son lit, il est maintenant possible d’accomplir son devoir de diligence (diligent)…

LinkedIn, Facebook, Twitter : vers un conseil connecté ?
Malheureusement, les administrateurs ne sont pas encore si “branchés” qu’on pourrait le croire. 58% des sociétés ayant répondu à l’étude faite par Deloitte ont indiqué que les membres de leur conseil ne sont pas présents sur les réseaux sociaux tels que LinkedIn, Facebook ou encore Twitter. Ce chiffre n’est pas inquiétant mais un effort important est à faire, surtout quand on connaît les bénéfices qui peuvent en être retirés.


Conseil d’administration et confidentialité

Dans de nombreuses organisations, la confidentialité et la protection de l’information sont des enjeux majeurs. Cependant on constate que le “facteur humain” est souvent à l’origine des problèmes et certaines mauvaises habitudes mettent en péril la protection de l’information.

Le choix de votre mot de passe : 

 
Par facilité et surtout par peur d’oublier on choisit un mot de passe simple tel que sa date de naissance ou encore le tristement célèbre (pour la protection de vos données) “123456″. Si votre mot de passe ce trouve dans l’image ci-dessus, il serait très judicieux de changer. Il existe aujourd’hui des solutions très simples afin de créer un mot de passe digne de ce nom. Utiliser un générateur de mots de passe comme www.generateurdemotdepasse.com vous permet de faire cela rapidement.

Combien de mots de passe ?
Idéalement il est préférable d’avoir un mot de passe pour chaque compte que vous possédez. Un mot de passe unique permet d’avoir accès à toutes vos données très rapidement, mais vous vivez alors très dangeureusement. Au moins choisissez-en trois: un pour vos comptes sans trop d’importance, un pour des compte important et le dernier pour une sécurité infaillible (pour votre conseil d’administration (board portal) ou vos comités).  Encore une fois le générateur de mot de passe vous simplifiera la tâche.

Différents mots de passe c’est bien, mais comment les mémoriser ?
Une erreur à éviter est de stocker vos mots de passe sur votre ordinateur ou votre téléphone dans un simple fichier texte. Le mieux est d’utiliser un logiciel comme Keepass qui crypte et gère tous vos mots de passe sur votre ordinateur. Pour les utilisateurs d’un iPad ou d’un iPhone il existe l’application Lockbox qui vous permettra d’emporter avec vous tous vos mots de passe et ce de manière sécurisée !


Gouverner un Organisme à But Non Lucratif (OBNL) : un grand défis

La gestion d’un OBNL peut s’avérer être un grand défis. En effet celui-ci doit à la fois remplir sa mission et disposer de l’argent nécessaire à son fonctionnement courant, tout en pensant aux investissements futurs qu’il devra faire.

Bien choisir le candidat à la direction générale :Le choix du directeur général est pour toute organisation, un moment important où il est difficile de choisir le bon candidat. Dans ce domaine, on choisit souvent à tord le candidat qui semble être le plus motivé. Il est naturel de penser que ceci est le bon choix puisque celui-ci va se dévouer au bon fonctionnement de l’OBNL. Cependant il s’avère que cela n’est pas suffisant. Comme il est dit un peu plus haut, la gestion d’un OBNL est particulièrement compliquée, ainsi il est nécessaire de choisir quelqu’un possédant un minimum de formation et de qualification.

Le financement : un enjeu majeur difficile à relever :Tous les OBNL sont concernés par ce problème. Il est de plus en plus difficile de se financer. Les différentes subventions qui permettent de faire vivre les OBNL disparaissent ou du moins ne font que décroître. Un point déterminant souvent oublié par ces organisations, est la diversification des sources de financement. Dépendre d’une source de financement unique met en péril la pérennité de l’organisation. Explorer et analyser l’environnement de l’organisation, ceci permet de découvrir les multiples sources de financement.

Le choix des administrateurs : une source clé pour le financement : Trop souvent on oublie que le choix des administrateurs est essentiel  pour le financement de son OBNL. Choisir des administrateurs influents permet de s’assurer de la pérennité financière de l’organisation. Un bon administrateur pourra vous apporter de manière directe ou indirecte des fonds grâce à son « carnet d’adresse »… Pensez-y !


La secrétaire corporative peut renforcer la gestion d’un conseil d’administration :

La secrétaire corporative peut aider à alléger la charge de travail d’un comité ou d’un conseil d’administration en effectuant elle même certaines tâches qui leur incombent comme la veille permanente de l’évolution du secteur d’activité de l’organisation.

En tant que force de proposition la secrétaire corporative peut également être à l’origine de changement profond au cœur de la gestion de l’organisation. Ainsi elle peut mettre en place de nouvelles procédures de fonctionnements qui auront comme conséquences l’amélioration de la performance. Par exemple la secrétaire corporative peut créer et gérer un portail d’information en ligne sécurisé pour un comité ou pour le CA (“board portal”). Rendre l’information plus disponible est également un enjeu capital. Aujourd’hui plus que jamais, détenir la bonne information au bon moment est crucial mais aussi très difficile. C’est là que la secrétaire corporative intervient, parmi le flux substantiel d’informations, elle sélectionne et met en valeur l’information utile.

En facilitant et en favorisant la communication entre chaque membre d’un conseil, la secrétaire corporative perfectionne le fonctionnement de ce dernier et facilite le devoir de diligence des administrateurs.


Il manque toujours un document pour la réunion du conseil d’administration

Les administrateurs ne le savent pas, mais de l’autre côté du miroir, le ou la secrétaire du conseil est sous tension… comme c’est souvent le cas, il manque un document pour la réunion du CA, et  c’est ce document qui retarde l’envoi de l’ensemble de la pochette aux administrateurs.

En utilisant un portail pour le CA, comme il n’y a pas de pochette comme tel, mais plutôt un ordre du jour qui se bâtit au fur et à mesure que les documents sont disponibles, les administrateurs peuvent lire leurs documents dès qu’ils sont disponibles et ils n’attendent plus pour une pochette qui est trop souvent en retard.

Résultat, des administrateurs mieux préparés qui vont poser des jugements plus éclairés et des secrétaires de conseils qui peuvent se concentrer sur leur travail plutôt que de courir dans tous les sens.

Il reste une question… qu’arrive-t-il à ce document en retard ?

Quand la pochette arrivait en retard, on se tournait vers les secrétaires ! Mais maintenant les administrateurs se tournent vers le responsable, l’auteur du document en retard… et je vous parie qu’il ne sera plus en retard la prochaine fois.


Secrétaire corporatif : un métier en pleine mutation

 

Aujourd’hui le rôle de la secrétaire corporatif est un des éléments clés pour le conseil d’administration. Pour les organisations qui savent valoriser ce rôle, le secrétaire corporatif est une source de valeur ajoutée. Cependant le secrétaire corporatif n’a pas toujours eu autant d’importance au sein de l’organisation.

Le métier de secrétaire corporatif a longtemps été agrégé à un métier principalement dominé par les aspects procéduraux et de conformité, la tenue de livres, la rédaction de procès verbaux et le support ou la logistique au conseil d’administration. Ce rôle est souvent perçu comme peu engageant et laissant peu de place à la créativité.

Pourquoi ce changement ?
Les organisations et leurs différentes parties prenantes ont vu leurs intérêts grandement évoluer au cours des années. Ainsi des sujets comme l’éthique ou l’écologie qui était de simples attraits ou moyens de donner de la valeur ajoutée à son entreprise, sont désormais des éléments essentiels. C’est dans cet environnement que le rôle de secrétaire corporatif a évolué.

Secrétaire corporatif : le nouveau pilier pour une bonne gouvernance
Malgré de grandes différences en fonction du secteur d’activités dans lequel évolue chaque organisation, l’implication croissante du secrétaire corporatif en gouvernance et en éthique n’en reste pas moins importante. Aussi bien pour les associations, les sociétés d’État ou les grandes entreprises, de nouveaux enjeux nécessiteront l’expertise du secrétaire corporatif en matière de gouvernance et d’éthique.

Aujourd’hui plus que jamais, le secrétaire corporatif est force de proposition et apporte de la valeur ajoutée à leur organisation. C’est d’ailleurs pourquoi nombreux d’entre eux ont choisi de passer au conseil sans papier.