Sujet délicat dans la gouvernance d entreprise, la direction générale du Trésor et l IFA* tentent de réguler la rémunération des dirigeants.

Qu’apportent les différentes suggestions de l’IFA au code de gouvernance ? Sont-elles réalisables ou utopiques ?
« A cette occasion, l’IFA certifie 3 principes fondamentaux qui guident son action:
1° Dans tous les pays et dans tous les codes de gouvernance, il est de la responsabilité première des conseils d’administration de sélectionner les dirigeants, d’évaluer leur performance et de fixer leur rémunération. (…)
2° L’IFA souscrit pleinement aux objectifs de transparence et de modération dans l’évolution des rémunérations des dirigeants mandataires sociaux.
3° Le législateur devrait, dans sa sagesse, s’en tenir à poser des principes (périmètre d’application, transparence de l’information, droits des actionnaires…) et renvoyer les modalités de mise en œuvre aux recommandations professionnelles (codes de gouvernance) et à l’action des conseils d’administration sous le contrôle des actionnaires. (…) »
L IFA prévoit ainsi certains textes à instaurer dans le code de gouvernance.
« • La publication par l’administrateur d’une déclaration d’intérêts, mise à jour chaque année.
• dans les sociétés cotées (SBF 120) ** où les fonctions de Président et de Directeur général ne seraient pas dissociées, préserver l’indépendance du conseil par la nomination d’un administrateur référent choisi au sein du collège des administrateurs indépendants
• la limitation à 5 mandats dans des sociétés cotées sur un marché réglementé, quelle que soit la nationalité des sociétés, et à 2 mandats pour les personnes exerçant un mandat exécutif.
• la pratique du « say on pay* ** » consultatif sur la rémunération des dirigeants mandataires sociaux lors de l’assemblée générale des actionnaires.
Enfin, le moment paraît venu de mettre en place une structure de pilotage intégrant l’ensemble des parties prenantes (émetteurs, investisseurs, administrateurs, professionnels de l’audit et du droit….) en charge de l’élaboration et de la mise à jour du code de gouvernance. »
* Institut français des administrateurs
**Le SBF 120 (pour Société des Bourses Françaises) est déterminé à partir des cours de 40 actions du CAC 40 et de 80 valeurs du premier et du second marché les plus liquides cotées à Paris parmi les 200 premières capitalisations boursières françaises.
*** Le Say on pay est une pratique qui vise à donner aux assemblées générales des actionnaires et non uniquement au conseil d’administration un droit de vote sur la rémunération des dirigeants de l’entreprise.
Sources: -Rémunération des dirigeants : se conformer ou s’expliquer.
-Réponse de l’IFA à la consultation publique sur la rémunération des dirigeants et la modernisation de la gouvernance d’entreprise
-Vers un rôle accru des actionnaires dans la rémunération des patrons
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